L'oubli est nécessaire à la bonne santé de notre mémoire

L'oubli est nécessaire à la bonne santé de notre mémoire

L'émotion et la pertinence personnelle peuvent être des facteurs déterminants dans ce choix. Par exemple, lorsqu'on va faire des courses au supermarché, il est utile de retenir où nous avons garé notre voiture. Mais il n'est pas nécessaire de retenir toutes les places de parking utilisées au cours de notre vie... Pis, mémoriser toutes ces informations risquerait d'être néfaste: on arriverait au point de ne plus savoir du tout où est stationné notre véhicule.

Nous nous plaignons souvent de notre mémoire. Plus exactement, nous déplorons ses capacités de stockage limitées. Mais qui se plaint de ses facultés d’oubli insuffisantes? Personne. Et pourtant, nous devrions rendre grâce à notre aptitude à oublier. Car notre mémoire n’a de sens que dans ses deux dimensions : le stockage du souvenir d'un côté et l’oubli de l'autre. C'est en tous les cas ce qui ressort d’un article signé par deux chercheurs de l'université de Toronto, publié dans la prestigieuse revue NEURON et repéré par le quotidien suisse LE TEMPS.